ECHAPPÉE BELLE n°71 - Page 6 - 71 Explorer le MONDE UNE RÉDAC’ DE CURIEUX MAROC est édité par Clotilde Andoni Éditions 8 rue des Peupliers - 17 000 La Rochelle Directrice de publication : Lucie Pinzano Mensuel / Février - Mars - Avril 2024 Aide à la mise en page : Mathieu Charnu Aide à la rédaction : Vincent Mireuil Mise en page : Marjorie Xheni Rédacteur en chef : Galle Kanga Rédacteur adjoint : Philippe Gourel ÉCHAPPÉE BELLE PETIT TOUR ENSOLEILLÉ EN DIRECTION DU DESERT MAROCAIN ! ATTENTION, LE SABLE PEUT ÊTRE UN ALLIÉ COMME UN OBSTACLE... ON SE CONCENTRE ! 04 BIENVENUE À MARRAKECH. LA VILLE LA PLUS ICONIQUE DU MAROC NOUS ACCUEILLE À BRAS OUVERTS ! UN PLAISIR INFINI... 31 RABAT, UNE CAPITALE CHARGÉE D’HISTOIRE QUI NOUS RAPPELLE À QUEL POINT LE MAROC A ÉVOLUÉ AU FIL DES ANNÉES... INSIDE ! 58 VOYAGER SEREINEMENT, ÇA VEUT DIRE QUOI ? EH BIEN, C’EST TRÈS SIMPLE : ON ESSAIE DE VOYAGER LÉGER, EN FAMILLE ET POUR PAS TRÈS CHER... 42 OUARZAZATE, LA RUSTIQUE ET LA TRÈS CINÉMATOGRAPHIQUE ! HOLLYWOOD AIME SOUVENT LA CONTEMPLER... 80 ÉCHAPPÉE BELLE EN MODE CALIENTE le maroc ! Le désert de Merzouga La quiétude, la tranquillité, le dépaysement total… Voilà ce que vous promettent les vastes étendues du désert de Merzouga. De longues dunes de 5 km de large, des traces de pattes de fennec, des paysages où le silence résonne…Vous parvenez à imaginer ce décor de rêve ? C’est d’ailleurs le charme irrésistible de Merzouga qui attire de plus en plus de visiteurs du monde entier, tentés par l’expérience du désert. C’est aussi une occasion en or pour partir à la découverte de différents paysages, aux formes géologiques impressionnantes : la Kasbah de Aït Benhaddou en passant par les gorges de Dadès pour arriver à la vallée de Drâa. Les dunes de Merzouga, plus impressionnantes que sur des cartes postales, vous offrent tout ce dont elles possèdent pour pratiquer le sandbording ou Berber Surf ! Aussi hautes que des vagues, les montées d’adrénaline seront garanties ! Le désert de Zagora En couple ou solo, le désert de Zagora est un « must do & see » au Maroc ! En 4x4 ou en Buggy, il est parfait pour des escapades, pour les randonnées de 2 ou 3 jours et pour des expériences authentiques. En parcourant le désert aride, pensez à vous arrêter pour admirer les sites historiques, comme la Kasbah Aït Benhaddou. Impossible de rester insensible au charme de cette merveille, décor de scène de plusieurs films ! Les forteresses et des kasbhas de la vallée du Drâa sont tout autant impressionnantes : elles recèlent des mille et une histoires ! À la fin de votre trajet, c’est la ville de Zagora qui vous accueillera pour emmener dans un voyage de sensations et de goûts. Entouré de sa palmeraie et surplombé par un massif rocheux, le lieu est tout bonnement splendide. Imprégnez-vous de l’atmosphère du décor, faites une balade à dos de chameau et libérez-vous l’esprit au coucher de soleil. N’oubliez pas de saupoudrez votre fin de soirée avec une nuit à la belle étoile ! Le désert d’Agafay À une trentaine de minutes de Marrakech : aspirez à la liberté ! Parcourez le désert d’Agafay pour profiter des vastes étendues de sable en 4x4 ou en Buggy. Livrez-vous aux dunes rocailleuses et surprenantes. Détachez-vous des sentiers hors battus et tentez l’expérience des nuits à la belle étoile ou en bivouac. Au milieu du désert : c’est une petite oasis qui vous attend pour vous subjuguer par sa beauté. Petit trésor niché au fond du désert, l’oasis vous enchantera à sa propre manière : des plantes, des tortues, des grenouilles… Une pause de fraîcheur est bien méritée après un long chemin ! Les villages berbères ne sont pas en reste. Approchez les villageois, servez-vous du thé et enchantez-vous aux rythmes de leur musique traditionnelle : un pur moment de joie ! Les bons itinéraires à choisir ? Demandez à un habitant de Casablanca où s’étend le désert, et il vous dira probablement que c’est à partir de Ouarzazate. Posez la même question à quelqu’un de Ouarzazate, et vous entendrez « à Zagora, mon ami ! », et ainsi de suite à Zagora... Il est évident que les avis divergent sur cette question ! Cela dépend de la signification du mot mais également de sa résonance culturelle. Le désert reste en effet un symbole fort. Cependant, son origine latine ne prête guère à confusion : le terme « désert » vient de desertus, qui veut dire « abandonné » en latin, évoquant la solitude. Pour les Arabes, le désert (as-saharâ) se résume à une couleur, le beige. Sans oublier le jangwa en Swahili, le midbar en Hébreu ou le ténéré en Touareg... Chacun a sa propre vision du désert. Néanmoins, au Maroc, il est assez juste de dire que le désert débute réellement au sud des montagnes du Haut-Atlas, avec l’Anti-Atlas, considéré lui-même comme un désert dans sa partie centrale (djebel Saghro). Emotion infinie au Grand Sud Ce n’est pas pour rien que le Maroc est aussi surnommé le pays des dunes : ses étendues désertiques sont propices à la formation de ces dunes de sable, rendant une partie du paysage marocain si atypique. 4. Repo㙦tage : Hugo herment - Photo㙦 : Albert Dia L'évocation du désert amène naturellement à celle des oasis, véritables havres de surprises agréables. Dans le sud marocain, deux grandes oasis se distinguent particulièrement : la vaste palmeraie du Tafilalet, s'étendant entre Erfoud et Merzouga, et la vallée du Drâa, plus à l'ouest, entre Agdz et Zagora, au sud de Ouarzazate. Le Tafilalet a été, pendant longtemps, une étape clé pour les caravanes venant du bilad as-sudan (littéralement « pays des Noirs » en arabe), aujourd'hui connu sous le nom de Mali. Durant le Moyen Âge, les royaumes européens se sont enrichis grâce à l'or transporté à travers le désert depuis l'Afrique subsaharienne. De l'âge d'or de Sijilmassa, qui fut sa capitale, il ne reste presque rien. Cependant, en tant que berceau de la dynastie alaouite régnant encore sur le Maroc, la palmeraie abrite des trésors d'architecture saharienne : les ksour (singulier ksar). Un circuit dans la palmeraie de Rissani permet de découvrir ces villages de terre, aujourd'hui majoritairement restaurés. La vallée du Drâa, s'étirant entre Agdz et Zagora, est un autre joyau vert témoignant de l'équilibre précaire qui a longtemps existé entre les nomades du désert et les sédentaires des oasis. Les kasbahs défensives y sont particulièrement remarquables. Actuellement rénovés par des jeunes passionnés d'histoire, ces vestiges peuvent être visités, et il est même possible d'y séjourner, comme à Tamnougalt (kasbah des Caïds), Tinnegza (kasbah des Ouled Othmane) ou Tissergat (kasbah Ziwana). Les oasis sont caractérisées par leur diversité culturelle, mélangeant Harratines (descendants d'anciens peuples noirs réfugiés dans les oasis suite à l'assèchement du Sahara), Juifs (arrivés dans la vallée du Drâa après la destruction du Temple de Jérusalem en 586 av. J.-C.), Berbères Aït Atta ou Aït Sedrate, tribus bédouines venues d'Arabie, descendants d'esclaves, descendants des Almoravides, et les Chérifiens (descendants du prophète Muhammad). Cette mosaïque humaine enrichissante est essentielle à découvrir pour appréhender la relation profonde entre le désert et ses oasis. Pour saisir l'essence du désert, il est crucial de séjourner au moins une nuit dans une oasis et de participer à une visite guidée de la palmeraie avec un guide professionnel, afin de comprendre l'importance vitale de l'eau dans ces régions. Quant aux bivouacs sous les étoiles, ils offrent une expérience inoubliable du désert. Le terme "bivouac", issu de l'allemand bewachen, signifiant « monter la garde », fut introduit en français par des mercenaires suisses au XVIIe siècle. Au Maroc, la notion s'est adaptée au tourisme avec l'émergence de bivouacs "fixes", malgré la contradiction apparente que cela représente. Autrefois, les bivouacs se composaient de tentes berbères traditionnelles en laine et poil de chèvre, fabriquées par les nomades du Moyen Atlas. Aujourd'hui, face à une demande accrue de confort, on trouve principalement des tentes en toile blanche de fabrication industrielle, disposées en périphérie des dunes pour plus de commodité, la réglementation depuis 2021 interdisant les bivouacs directement dans les dunes de l'erg Chebbi pour des raisons esthétiques. Pour une expérience nocturne en bivouac, divers degrés de confort sont disponibles, similaires aux catégories hôtelières. Le bivouac "standard", l'option la plus populaire, offre une tente équipée de matelas posés directement sur le sol (les visiteurs sont invités à apporter leur propre sac de couchage) et des installations sanitaires communes à l'extérieur, lorsqu'elles existent. Le dîner est généralement composé d'un tagine partagé, suivi d'une soirée animée au rythme des tam-tams, avec le petit-déjeuner en option. Le bivouac "luxe", quant à lui, ressemble à ce que l'on peut voir dans les magazines haut de gamme, avec un vrai lit, une décoration soignée incluant tapis et photophores, l'air conditionné (étonnamment !) et une salle de bain privée dotée d'une douche à effet pluie. Le dîner est servi par du personnel vêtu de manière "orientale" pour évoquer l'ambiance des "Mille et Une Nuits". Heureusement, il existe également des bivouacs plus respectueux de l'environnement, appelés "bivouacs sauvages". Ces derniers sont établis au jour le jour, souvent hors des sentiers battus. Les participants, en petits groupes et se déplaçant à pied, en 4x4 ou à dos de chameau, passent la nuit sous des tentes type "igloo" ou à la belle étoile (avec ou sans matelas), entrecoupées de journées de randonnée. Les repas sont préparés et pris en commun, et chaque participant s'engage à ramener ses déchets en ville à l'issue de l'expérience. Cette option s'avère être bien plus écologique. Mise à part la balade d'1h30 désormais classique pour atteindre les bivouacs fixes dans les dunes depuis Merzouga ou M'hamid, faire une randonnée à pied ou à dos de chameau offre des expériences relativement similaires. Le Haut Atlas est une chaîne montagneuse qui s’étire sur environ 750 km, séparant le Maroc saharien du Maroc atlantique et méditerranéen, avec le djebel Toubkal atteignant 4 167 m comme point le plus élevé. En bloquant les bienfaits des pluies océaniques d’hiver pour le sud, le Haut Atlas s’impose comme une véritable frontière climatique. Au milieu des dunes et des silhouettes en bleu, le désert est entouré d’une aura de mystère, bien que le sable n’occupe que 12 % du Sahara, considéré comme le plus vaste désert du globe. Ainsi, le sable à lui seul ne définit pas le désert. Les Touaregs, quant à eux, ne se sont jamais aventurés au Maroc, vivant principalement dans cinq pays : le Niger, le Mali, l’Algérie, la Libye, et le Burkina Faso. Il est aussi bon de noter que le terme «touareg» ne trouve pas ses racines dans leur langue, le tamacheq (un dialecte berbère ancien), mais est plutôt une appellation extérieure. Les habitants en tenues bleues rencontrés au Maroc ne sont donc pas des Touaregs mais plutôt des Berbères Aït Atta près de Merzouga ou Zagora, des Sahraouis autour de Guelmim, ou souvent des guides touristiques. Mis à part le Sahara occidental, où se déplacent les nomades Sahraouis et Teknas, le Maroc «touristique» met en avant le sable principalement à Merzouga et Chegaga, destinations de choix pour les passionnés de dunes. Ces sites sont renommés pour abriter les plus hautes dunes du pays. À noter, Zagora n’offre pas de dunes. Merzouga, oasis nichée au sud-est du Haut Atlas, s’étend entre l’erg Chebbi et la vaste palmeraie du Tafilalet. Située à 360 km à l’est de Ouarzazate, à 54 km au sud-est d’Erfoud, et proche de la frontière algérienne, elle est peuplée majoritairement par les Berbères Aït Atta, autrefois nomades et aujourd’hui souvent tournés vers le tourisme, l’extraction de minéraux (barytine) ou de fossiles. Merzouga est célèbre pour ses dunes parmi les plus élevées du Maroc, accessibles même en voiture de location, ce qui attire de nombreux visiteurs en haute saison. Les infrastructures d’accueil s’égrènent le long de l’erg Chebbi, proposant un éventail d’hébergements, des hôtels quatre étoiles avec piscine aux auberges familiales offrant des chambres simples. Tous ces lieux invitent à explorer les dunes à dos de dromadaire et à expérimenter le bivouac sous les étoiles. Chegaga se distingue par sa moindre fréquentation, attribuable à la difficulté d’accès – un véhicule tout-terrain est nécessaire pour s’y rendre. Cette étendue dunaire, couvrant 40 km de long sur 15 km de large, se trouve au sud du djebel Bani, à 50 km à l’ouest de M’Hamid El Ghizlane, et est le produit de l’assèchement de l’oued Drâa. Il est également possible de s’y rendre à pied depuis Ouled Driss ou M’Hamid, mais cette marche dure environ une semaine. Sur place, plutôt que des auberges, on trouve des camps permanents aménagés dans les dunes, avec des niveaux de confort variables. Les visiteurs cherchant à expérimenter un bivouac dans le désert optent souvent pour un séjour d’une nuit seulement à Chegaga, notamment en raison du manque d’alternatives en cas de tempête de sable. Il est donc conseillé de se renseigner sur les conditions météorologiques avant de partir. En plus de ces deux lieux, il existe d’autres ergs moins connus mais appréciés des randonneurs, comme ceux près d’Ouzina-Remlia, près de la frontière algérienne, formés suite à l’assèchement de l’oued Rheris et de ses tributaires. L’accès à ces zones requiert également un véhicule tout-terrain. Pour une excursion de plusieurs jours à dos de dromadaire, il est inutile de s’encombrer de valises pouvant incommoder l’animal. Il est préférable d’opter pour des sacs souples, un sac de 60 litres étant idéal, contenant l’essentiel. En termes d’équipement, il est recommandé d’emporter une lampe de poche, un bonnet pour la nuit, et des lunettes de vue pour ceux portant habituellement des lentilles de contact, utiles en cas de tempête de sable. 7. Située sur une étroite péninsule qui s’étire dans l’océan, cette ville marocaine est encerclée par des dunes de sable fin et des lagunes d’un bleu éclatant, créant un contraste saisissant avec le blanc immaculé des dunes qui la bordent. Dakhla est surtout réputée pour sa dune blanche, une curiosité naturelle qui se dresse comme un phare au milieu des paysages désertiques, offrant un panorama à couper le souffle qui attire les voyageurs en quête de tranquillité et d’évasion. Ce lieu exceptionnel est non seulement un paradis pour les amoureux de la nature et les photographes, mais aussi un terrain de jeu privilégié pour les amateurs de sports nautiques, notamment le kitesurf et la planche à voile, grâce à ses vents réguliers et à ses eaux tempérées tout au long de l’année. La dune blanche de Dakhla, avec ses contours doux et ondulants, se dresse fièrement contre le ciel azur, invitant à l’exploration et à la contemplation. Autour de cette dune, l’écosystème riche et préservé abrite une faune et une flore diversifiées, faisant de cette région un lieu privilégié pour l’observation des oiseaux et la découverte de la biodiversité du désert. Les visiteurs à Dakhla sont souvent frappés par l’harmonie qui règne entre la nature et les activités humaines, témoignant d’un respect profond pour l’environnement. La ville elle-même, avec ses ruelles sinueuses et ses bâtiments aux couleurs pastel, dégage un charme discret qui invite à la flânerie. Les habitants de Dakhla, connus pour leur hospitalité chaleureuse, partagent volontiers leur culture et leurs traditions, offrant aux voyageurs une expérience authentique et enrichissante. En s’aventurant au-delà de la dune blanche, les explorateurs découvrent des paysages de désert infinis, ponctués de petites oasis verdoyantes et de villages berbères isolés, où le mode de vie traditionnel se perpétue depuis des générations. Ces excursions dans l’arrière-pays révèlent la beauté brute et sauvage du Sahara, offrant une perspective unique sur la manière dont les communautés locales ont su s’adapter et coexister avec l’environnement aride. Dakhla n’est pas seulement une destination pour ceux qui cherchent à s’évader dans la nature ; c’est aussi un lieu de rencontre et d’échange culturel, où le passé se mêle au présent et où chaque visiteur peut trouver son propre chemin vers l’émerveillement. Que ce soit en se perdant dans la contemplation des paysages, en glissant sur les vagues au crépuscule ou en partageant un thé à la menthe sous un ciel étoilé, Dakhla offre une échappée belle vers l’infini, un endroit où la terre rencontre le ciel et où l’esprit s’envole vers des horizons inexplorés. La vie des habitants de Dakhla est profondément marquée par le rythme des éléments naturels qui façonnent leur quotidien et leurs activités. Dans cette ville où le désert rencontre l’océan, les communautés locales ont développé au fil des siècles des modes de vie uniques, en harmonie avec leur environnement. Cette interaction constante avec la nature se reflète dans tous les aspects de la vie à Dakhla, depuis les pratiques de pêche traditionnelles jusqu’à l’architecture adaptée aux conditions climatiques spécifiques de la région. La pêche constitue une part essentielle de l’économie locale et du mode de vie des habitants. Les pêcheurs de Dakhla, héritiers de techniques séculaires, prennent la mer dans leurs embarcations colorées, naviguant avec un savoir-faire transmis de génération en génération. Ils exploitent les riches ressources halieutiques de l’Atlantique, respectant des méthodes de pêche durable qui garantissent la préservation des stocks de poissons pour les générations futures. Le retour des pêcheurs au port est un spectacle quotidien, où la communauté se rassemble pour accueillir les prises du jour, qui seront vendues sur les marchés locaux ou préparées selon des recettes traditionnelles. L’agriculture, bien que limitée par le climat désertique, joue également un rôle dans la vie des Dakhlaouis. Les techniques d’irrigation ingénieuses permettent de cultiver des légumes et des fruits dans les oasis et les jardins familiaux, créant des taches de verdure au milieu des étendues sableuses. Ces petites exploitations agricoles fournissent non seulement de la nourriture aux familles locales mais renforcent également le lien entre les habitants et leur terre. Dakhla, la meconnue... Dakhla, un joyau niché entre les sables dorés du désert et les eaux cristallines de l’océan Atlantique, est un lieu où le temps semble s’arrêter, of㘶rant un spectacle où la nature dévoile toute sa splendeur. 8. Repo㙦tage : Hugo herment - Photo㙦 : Albert Dia Sur le plan culturel, Dakhla est un carrefour où se mêlent influences sahraouies, berbères, et arabes, créant un tissu social riche et varié. Les traditions orales, la musique, la danse, et l'artisanat jouent un rôle central dans la vie communautaire, avec des festivités et des célébrations qui ponctuent l'année. Les soirées sont souvent animées par des chants et des danses au rythme des tambours et des tidinit, reflétant la joie de vivre et la résilience des habitants face aux défis du désert. L'hospitalité est une valeur fondamentale à Dakhla, où les visiteurs sont accueillis avec générosité et chaleur. Partager un thé à la menthe ou un repas est considéré comme un acte d'amitié et de respect, offrant aux voyageurs un aperçu précieux de la vie locale. Les maisons, construites pour résister à la chaleur et au sable, sont souvent organisées autour d'une cour intérieure, lieu de rassemblement pour la famille et les invités, soulignant l'importance de la communauté et du partage. Face aux défis posés par le climat désertique et l'isolement géographique, les habitants de Dakhla ont développé une résilience remarquable et un profond respect pour leur environnement. Leur vie est un témoignage de l'équilibre entre tradition et modernité, témoignant d'une sagesse ancestrale adaptée aux exigences du présent. Dans cette cité entre sable et mer, la vie quotidienne des locaux est une source d'inspiration, démontrant comment l'homme peut vivre en harmonie avec la nature, en la respectant et en tirant le meilleur parti de ce qu'elle offre. CASABLANCA LA CULTISSIME B
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