L'AUTO JOURNAL n°1211 - Page 1 - 1211 DISPONIBLE PROCHAINEMENT EN VERSION GTS 470 CHEVAUX pensez à covoiturer #SeDéplacerMoinsPolluer **Vectorisation Active du Couple Alpine Consommation min/max [kWh/100 km] : 18,7/20,4. Émissions de CO2 : 0g/km à l’usage, hors pièces d’usure *Ouverture exceptionnelle le 14/06/26, dans le réseau participant ALPINE A390 GT ÉLECTRIQUE 400 CHEVAUX 4 ROUES MOTRICES ALPINE ACTIVE TORQUE VECTORING** SON HAUTE-FIDÉLITÉ DEVIALET® MANUFACTURÉE À DIEPPE PORTES OUVERTES BLUE DAYS DU 11 AU 15 JUIN* ALPINECARS.FR Sommaire Découvrir 14 Les nouveautés allemandes Audi A2 e-tron, Q7, Q9, R8, BMW iX1, iX5, Mercedes GLA, “mini”-Classe G, Classe C et E électriques, AMG GT 4 portes 34 Jeep Avenger 36 Lancia Gamma 38 L’actu de votre marque : DS Automobiles, Jeep, Leapmotor Comprendre 40 Enquête : la stratégie de Stellantis 44 Zone rouge : premières photos de la Ferrari Luce Conduire 48 Polestar 5 Performance 884 ch/112 kWh 54 Mercedes Classe S Limousine 580 e Hybrid EQ 585 ch 58 Toyota RAV4 Hybride 185 ch - Hyundai Tucson 1.6 T-GDi 239 ch - Peugeot 3008 Hybrid 145 ch 66 Cupra Born VZ 326 ch/79 kWh 70 Jeep Compass e-Hybrid 145 ch 76 Renault 5 E-Tech 150 ch/52 kWh Rolland Garros 78 Le chef des essais vous répond Vibrer 80 La métamorphose du musée du Mans 86 Endurance : immersion chez Peugeot Sport 88 Rétro : Peugeot 604 (1979) S’offrir 92 Configurateur : Dacia Jogger 96 Occasion : Opel Grandland 98 Prix du neuf 1211 Encart Renault broché au centre sur la totalité de la diffusion. MESURES Auto-Journal SUR CIRCUIT D'ESSAIS Nos techniciens mesurent chaque année, sur le circuit de Montlhéry, les vraies performances de plus de 450 modèles : consommations, reprises, accélérations… No Audi Q7/P. 16 Polestar 5/P. 48 BMW iX5/P. 26 Mercedes Classe S Limousine/P. 54 Mercedes GLA/P. 28 Cupra Born/P. 66 Lancia Gamma/P. 36 Le Toyota RAV4 face à ses rivaux : Hyundai Tucson et Peugeot 3008 /P. 58 Jeep Compass/P. 70 Du 11 au 24 juin 2026 Renault S.A.S, RCS Nanterre 780 129 987 ÉDITO Je vous félicite pour l’excellente tenue de votre revue. Parmi toutes les rubriques, sans doute en raison de mon âge, j’ai un faible pour le “Rétro” de Thomas Riaud. Toutefois, je trouve qu’il serait très intéressant d’indiquer le prix, en euros courants, des voitures présentées. Cela permettrait une comparaison intéressante avec la production actuelle. Michel Moro L’idée est séduisante, même si les comparaisons de prix à quarante ou cinquante ans d’intervalle sont toujours délicates. Cependant, nous avons constaté avec étonnement que nos collègues de l’époque, par une pudeur inexplicable, non seulement ne mentionnaient jamais les prix des voitures essayées, mais ne faisaient même pas entrer cette donnée, pourtant importante, dans leur évaluation des modèles. Qu’est-ce qui autorise l’État français à mettre une taxe, par exemple un malus au poids, sur une voiture parfaitement étrangère : constructeur, implantation de l’usine? Et pas rien! Par exemple, il faut payer 9000 € sur une MGS9. Claude Verdun La nationalité et le lieu de fabrication ne font rien à l’affaire. Enfin, si : du fait des droits de douane et de taxes spéciales réservées aux voitures électriques chinoises, cela peut même encore alourdir la fiscalité. Quoi qu’il en soit, les États membres de l’Union européenne sont souverains sur l’élaboration de leur fiscalité, à condition qu’il n’y ait pas de discrimination en fonction des pays d’origine du produit ou du service à l’intérieur de l’Union. ABONNEZ-VOUS! Retrouvez toutes nos offres p.105 et sur www.kiosquemag.com C’EST DANS LES VIEUX POTS… Gilles Vidal, revenu “chez lui”, après un détour par Renault, pour prendre en charge le design de Stellantis Europe, nous avait mis la puce à l’oreille il y a quelques mois. Selon lui, l’idée de la résurrection de la 2CV n’avait rien d’incongru. Mais pour justifier la réinterprétation d’un modèle ancien, il jugeait indispensable qu’il ait laissé une empreinte majeure dans la mémoire collective et que sa version moderne ait du sens dans notre monde actuel. Il soulignait alors, avec malice, que c’était “évidemment” le cas pour la 2CV. Sans jamais confirmer pour autant LAURENT VILLARON ÇA VOUS A FAIT RÉAGIR… que la chose soit prévue. Antonio Filosa, le grand patron de Stellantis, s’en est chargé à l’occasion de la présentation de son plan stratégique. Simple hochet, pour consoler des Français un peu mis à l’écart des instances dirigeantes du groupe depuis le changement de direction? Possible. Mais pas seulement. Car le concept même de la 2CV est ultra-pertinent dans notre paysage automobile d’aujourd’hui. Emanuele Cappellano, le patron de Stellantis Europe, en a joué lors d’un dîner avec quelques journalistes français. Interrogé sur le cahier des charges de la future nouvelle 2CV, il a commencé à l’énumérer d’un ton très sérieux (mais en anglais) : la capacité à transporter quatre passagers, 50 kg de pommes de terre et un panier d’œufs pour un coût minimal. Il nous a fallu quelques secondes avant de sourire au clin d’œil, puisqu’il citait la célèbre feuille de route proposée à la fin des années 30 aux créateurs de la 2CV originelle. Ce minimum automobile était chargé, à force d’innovations et d’ingéniosité, de motoriser les campagnes françaises encore éloignées de la voiture pour cause de coûts trop élevés. La nouvelle nous émerveillerait tout autant si, en repensant profondément la manière de répondre à nos besoins, elle réussissait à convaincre de passer à l’électrique ceux qui en sont encore dissuadés par des coûts excessifs. Son dessin? Ce sera, au mieux, un clin d’œil. La 2CV était jugée hideuse lors de sa présentation. Ce sont son intelligence, sa manière de répondre aux besoins réels avec le minimum de moyens qui ont fait son attrait. Et sa légende. Souhaitons donc que la 2CV du XXIe siècle se préoccupe au moins autant du fond que de la forme. Ce ne sera pas le plus facile. Jean-Éric Raoul Rédacteur en chef jeraoul@reworldmedia.com LUCAS MONGIELLO/FISHEYE MANUFACTURE ON A AIMÉ, CETTE QUINZAINE Près de quatre-vingt-dix ans après avoir marqué l’histoire de l’aviation française, le légendaire Renault Caudron Rafale C.460 a repris les airs les 23 et 24 mai derniers lors du meeting Le Temps des Hélices, à La Ferté-Alais. Racheté en 2023 par la collection Renault, l’avion a bénéficié d’une restauration d’envergure menée par l’atelier ARS, à Dijon, sous la direction du pilote Bruno Ducreux. Après une révision complète de la structure, du moteur et des commandes, le Caudron Rafale a dû subir une batterie de tests rigoureux avant son premier vol, en amont du meeting. Conçu dans les années 30, cet appareil était, dès sa genèse, un concentré de modernité. Véritable laboratoire aérodynamique, il est entré définitivement dans la légende en 1934 lorsque la célèbre aviatrice Hélène Boucher battit à son bord plusieurs records, dont le record du monde de vitesse féminin (445 km/h), inscrivant le nom de “Rafale” au panthéon de la performance et de la technologie aéronautiques. LE CAUDRON RAFALE (RE)FEND LA BISE LE PREM SE REBIF P. 16 AUDI Q7 P. 26 BMW iX5 X5 14 [ DÉCOUVRIR ] SPÉCIAL ALLEMANDES 15 S i les indicateurs internationaux de ventes de voitures neuves ne sont pas au beau fixe, on dirait que les trois marques premium allemandes ne se sentent pas concernées. La France est en outre un cas à part car nous sommes le seul pays à ne pas avoir réussi à retrouver des chiffres de vente équivalant à ceux d’avant Covid. Chez nous, la bataille va alors se faire davantage sur la part de marché que sur le volume. Et pour que ça marche auprès d’une clientèle aisée, il n’y a qu’une ficelle marketing qui vaille : la nouveauté. Bonne stratégie ou hasard du calendrier, c’est en ce moment que les marques allemandes sortent des technologies qui font la différence, et que leurs gammes les plus profitables se renouvellent. Audi, BMW et Mercedes ont le pied sur l’accélérateur. Électriques ou non, leurs nouveautés porteuses de nouvelles technologies s’enchaînent à un rythme effréné. IUM FE! Dossier réalisé par Didier Laurent P. 26 BMW i3 P. 32 MERCEDES-AMG GT 4 PORTES P. 28 MERCEDES GLA MERCEDES GLA Pas de surprise, c’est du très haut de gamme. AUDI Q7 Impressionnant! L ors de son apparition, en 2005, le Q7 représentait le modèle Audi le plus gros jamais commercialisé. Cette nouvelle génération poursuit la tendance (en attendant l’arrivée du Q9, toute proche) mais aussi selon une sophistication accrue. Le style du Q7, toujours relativement sage et qui fait un peu penser dans le cas présent au Volkswagen Touareg (notamment au niveau des ailes arrière), adopte plus que jamais un look de SUV. Il arbore un capot rehaussé et plus plat, des épaules musclées et des jantes qui peuvent atteindre 23 pouces. Il peut ainsi jouer les gros bras, lui qui s’est écoulé à plus de 1,3 million d’exemplaires en deux générations. Pour continuer la démonstration de force, il se dote d’une calandre très ouverte, percée de larges trous qui ne sont pas rétroéclairés mais plutôt illuminés par des LED (selon version). Effet waouh garanti, tout comme la signature lumineuse, animée par 25600 micro-LED intelligentes et qui peut adopter différents aspects à l’avant comme à l’arrière. Il ne s’agit pas seulement d’amuser la galerie, mais aussi d’alerter les autres usagers d’un éventuel danger. Audi complète ce dispositif animé par des clignotants qui se projettent sur le sol, et un large motif dynamique qui se déploie lorsqu’on ouvre la portière. Les piétons et les cyclistes apprécieront. Les portes peuvent s’ouvrir électriquement, y compris depuis la télécommande (d’une à quatre portes selon programmation). Plusieurs configurations intérieures Le Q7 continue de cultiver ce qui fait sa force depuis ses débuts : l’habitabilité et la modularité. Proposé depuis toujours en configurations 5 ou 7 places, il dispose également, désormais, d’une version à 6 sièges, avec 2 fauteuils individuels au La troisième génération d’Audi Q7 met la barre encore plus haut en matière d’équipements et de confort. Elle sera d’abord disponible en diesel, puis en hybride rechargeable, qui constituera l’immense majorité de ses ventes en France. 16 [ DÉCOUVRIR ] SPÉCIAL ALLEMANDES second rang. Mais le plus impressionnant reste l’écran panoramique incurvé face au conducteur, qui est secondé par un écran passager dont la taille atteint 12,3 pouces, contre 10,5 dans les autres modèles Audi. Le système est aussi plus puissant, reçoit une pléiade d’applications et un assistant vocal naturel assisté par ChatGPT. Côté audio, Audi propose un système Bang & Olufsen 4D pourvu de 22 haut-parleurs et d’actionneurs intégrés dans les sièges, qui ont la charge de faire ressentir physiquement la musique. Nous l’avons testé, et c’est assez bluffant sans être intrusif. Le nouveau toit panoramique, plus fin, plus lumineux, capable de moduler sa transparence en plusieurs segments et même de s’illuminer grâce à un réseau de LED, apporte un peu de gaieté à bord. Enfin, vous vous en doutez, il n’y a pas grand-chose à dire sur l’habitabilité ou le coffre, son volume oscillant entre 670 dm3 (en 5 places, 581 dm3 en 7 places) et plus ou moins 2000 dm3 sièges arrière rabattus. AUDI AG L’avis de L’Auto-Journal Le nouveau Q7 se renouvelle en cultivant ce qui a fait son succès, tout en ajoutant une dose de technologie raisonnée et développée à bon escient. Il restera un modèle très cher, de plus en plus exclusif, ce qui ne devrait pas gêner sa clientèle habituelle. P our le moment, Audi n’a dévoilé que l’intérieur de son futur gros SUV (5,31 m de longueur), qui sera révélé le 28 juillet prochain. En attendant, on peut toujours admirer le travail réalisé en matière de style (assez classique mais comment faire autrement à ce niveau de gamme?), de finition, mais aussi de technologie, puisque en marge de tous ces grands écrans, le futur Q9 se dote d’une puissance de calcul sans précédent lui permettant d’être connecté et réactif à toutes les demandes des passagers. Vous ne serez pas non plus étonné de lire qu’à bord, il y a beaucoup de place (il sera disponible en 5, 6 AUDI Q9 Kolossal! À partir de 119900 €* Commercialisation : fin d’année * Estimation. Si vous trouvez le Q7 un peu juste… Kim Jongchan (à droite) est designer extérieur chez Audi. ou 7 places), ni que sa sono très haut de gamme permettra de vivre une expérience musicale hors du commun. Tout cela aura un prix, et même si vous êtes en capacité financière et motivé pour vous offrir ce beau bébé, il faudra vous dépêcher. Audi n’a prévu que 10 exemplaires pour la France, la production étant majoritairement destinée aux États-Unis… À partir de 99900 €* Commercialisation : juin (livraisons : novembre) * Estimation. Dans un contexte d’électrification massive, Audi fait le choix de conserver un moteur diesel V6 de 3 litres, mais en le modernisant. Il sera le premier disponible en Europe, avec deux niveaux de puissance : 245 et 299 ch, pour un couple respectif de 500 et 630 Nm. Il s’appuie sur une technologie mild hybrid intégrant un générateur et un compresseur électrique. Ce dispositif permet d’améliorer la réactivité, d’influer sur la consommation et même d’offrir de courtes phases de roulage (manœuvre de stationnement, évolution à très petite vitesse), en tout électrique. Le châssis, qui sera celui du futur Bentley Bentayga, reçoit logiquement la transmission intégrale Quattro associée à une boîte Tiptronic à 8 rapports. En revanche, si la suspension pneumatique apparaît en option, les quatre roues directrices ne sont pas proposées. À l’achat, les deux moteurs seront malheureusement “agrémentés” d’un malus de 80000 €, avant que n’arrive, en début d’année prochaine, une version hybride rechargeable qui devrait peser au moins 2500 kg (2455 kg pour le diesel), soit un malus au poids d’environ 17000 € selon le barème actuel, et donc forcément un peu plus l’année prochaine. Compte tenu du prix de l’engin, ce sera déjà plus digeste pour le candidat au nouveau Q7. AUDI AG ROMAN RÄTZKE AUDI AG 17 AUDI AG
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