LES VEILLEES DES CHAUMIERES n°3667 - Page 1 - 3667 2 SOMMAIRE DR 5 Actualité Quand Facebook n’était qu’un annuaire étudiant 6 Exposition Le port du Havre, cent ans de mutations artistiques 10 L’almanach de février 12 Le monde religieux Saint Hilaire de Poitiers, une vie pour l’unité de l’Église 14 Santé pratique Mes aliments antifatigue 16 Toute une vie Vianney, un chanteur pas comme les autres 18 Les grands comiques d’hier Paul Préboist, le clown lunaire 20 Derrière l’affiche Alexandre le Bienheureux, de Raymond Savignac 22 Chansons de légende Nice baie des Anges, de Dick Rivers, le tube mal-aimé 24 Nos jeux de la semaine 26 Toutes vos lettres 27 Le coin lecture 28 Nouvelle Un blessé peu ordinaire 34 Chers objets De l’enfance à l’Histoire, un monde en cubes 36 Feuilleton 5 – Cinq femmes dans l’Histoire 43 Vos poésies 44 Nouvelles Les marées d’Irlande Édito Facebook compte aujourd’hui près de trois milliards d’utilisateurs (p. 5). Peut-être faites-vous partie de ceux qui postent, likent, commentent ce qui s’y passe… Le réseau social peut être un excellent outil pour se souvenir. Il nous renvoie souvent à coup d’algorithmes, à ce que nous apprécions. C’est aussi notre mission avec Les Veillées des Chaumières: vous renvoyer là où vous preniez du plaisir… Rappelez-vous des après-midi où vous vous détendiez devant Arabesque (p. 82). Ou de l’époque où vous déhanchiez sur les morceaux de Dick Rivers (p. 22). Voire de la joie que vous aviez quand vos enfants ou petits-enfants chantaient à tue-tête les tubes de Douchka (p. 84)… Et parce qu’on est en pleine nostalgie, nous vous proposons des recettes pour une Saint-Valentin magique (p. 88): histoire de vous rappeler… Bonne lecture et rendez-vous le 18 février prochain. Les falaises d’Étretat vues par les impressionnistes 74 Dominique Chaudey Rédacteur en chef PHOTOS COUVERTURE – EN KIOSQUES: DOMINIQUE JACOVIDES/ BESTIMAGE - SHUTTERSTOCK (X2) - CÉDRIC PERRIN/BESTIMAGE - ANNE KEROUEDAN/CNIEL – VERSION ABONNÉS: SHUTTERSTOCK (X2) - DOMINIQUE JACOVIDES/BESTIMAGE - ANNE KEROUEDAN/CNIEL Exposition Exposition MUSÉE D’ORSAY, DIST. GRANDPALAISRMN / PATRICE SCHMIDT Du 4 au 17 février 2026 54 La petite histoire Le centre d’art de Flaine, une utopie bien vivante! 56 Feuilleton 12 – Par un beau matin d’automne 65 Vos poésies 66 Feuilleton 15 – Faveurs royales 74 Exposition Les falaises d’Étretat vues par les impressionnistes 78 Grands châteaux Langeais, le discret joyau de la Loire 80 Toute une vie Charlotte Rampling, l’élégance en héritage 82 Les grandes séries d’hier Arabesque: Mamie mène l’enquête 84 Que devenez-vous? Douchka Esposito: «Chanter, c’est transmettre des émotions» 86 Il était une fois… Un taxi pour Tobrouk, monstres sacrés et répliques culte 88 La bonne cuisine Un menu pour déclarer sa flamme 93 Solution des jeux 94 Nos amis les animaux Le céphalophe bleu, la jolie antilope des forêts africaines 96 Allons au jardin Couper pour une meilleure repousse 99 Le musée en clair La Vague, de Gustave Courbet 100 Le musée des Veillées Arabesque Mamie mène l’enquête Un menu pour déclarer sa flamme 82 88 UNIVERSAL TONKA-STUDIO-POUR-CLÉMENTINE-DE-CORSE Les manuscrits non insérés dans Les Veillées ne sont pas rendus à leurs auteurs. Dans nos textes de fiction, toute ressemblance avec des situations, des personnes ou des patronymes existant ou ayant existé serait purement fortuite. Une publication du groupe Reworld Media ÉDITEUR REWORLD MEDIA MAGAZINES (SAS) 40, avenue Aristide-Briand – 92220 Bagneux Directeur de la publication: Gautier Normand Actionnaire: Président Reworld Media France (RCS Nanterre 477 494 371) Tél. accueil: 01-41-33-50-00 RÉDACTION redaction.veillees@reworldmedia.com Directrice de la rédaction: Linda Bouras Rédactrice en chef: Annie Viaud Assistante de la rédaction: Patricia Molnar Rédactrice en chef technique: Delphine Brengou Cheffe de service fiction: Valérie Dufils Première secrétaire de rédaction: Annie Touzé Courrier des lecteurs: Ouarda Akdache oakdache@reworldmedia.com Première rédactrice graphiste: Soifia Hanami Rédactrice graphiste: Ouarda Akdache Iconographe: Christian Rousselet Coordination éditoriale magazine: Indécom Coordination éditoriale fiction: Jean-Baptiste Gendarme DIRECTION-ÉDITION Directeur exécutif: Stéphane Haitaian Directeur d’édition: Tommaso Albinati ABONNEMENT ET DIFFUSION Directrice marketing direct: Catherine Grimaud Cheffe de marché senior: Rita Da Silva Responsable des ventes: Jacky Cabrera Responsable service diffusion: Philippe Merrien SERVICE ABONNEMENT Tél. 01-46-48-48-99 Du lundi au vendredi de 9 à 19 heures, et le samedi, de 9 à 18 heures, le tout sans interruption. Si vous préférez transmettre votre demande par écrit, vous avez deux possibilités: Depuis notre formulaire de contactsur: www.serviceabomag.fr Par courrier à: Service abonnement Les Veillées des Chaumières 59898 LILLE Cedex 9 Abonnement 1 an (26 numéros): 128,70 € FABRICATION Directeur des opérations industrielles: Bruno Matillat Prépresse/Photogravure: Sylvain Boularand, responsable de service Fabrication: fabcompos@fabricationrm.com Impression: Rotochampagne, 2, rue des Frères-Garnier, 52000 Chaumont DÉPÔT LÉGAL : février 2026 PRIX AU NUMÉRO : 4,95 € N° ISSN : 0750-4039 N° CPPAP : 0228 K 80260 *Ce prix est valable uniquement dans le cadre de l’offre promotionnelle proposée chez votre marchand de journaux, dans la limite des stocks disponibles. 1.60 €* SEULEMENT EN + DE NOUS DEUX Restauratrice de tableaux, Suzanne Tibaut a un contrat important avec le musée du Louvre. Beaucoup de pression sur ses épaules. Et le cœur qui palpite quand Stéphane Levin, le nouveau directeur du département des peintures du musée, entre dans son atelier. Pourra-t-elle rester concentrée sur son travail ? Restauratrice de tableaux, Suzanne Tibaut a un contrat important avec le musée du Louvre. Beaucoup de pression sur ses épaules. Et le cœur qui palpite quand Stéphane Levin, le nouveau directeur du département des peintures du musée, entre dans son atelier. Pourra-t-elle rester concentrée sur son travail ? inédit Votre roman du mois REJOIGNEZ-NOUS DEUX SUR FACEBOOK.COM/NOUSDEUXMAG EN VENTE DÈS LE 2 FÉVRIER AVEC 5 Actualité Quand Facebook n’était qu’un annuaire étudiant Mark Zuckerberg a tout juste 20 ans lorsqu’il crée Facebook. SHUTTERSTOCK L e 4 février 2004, depuis une chambre universitaire à Harvard, Mark Zuckerberg et ses amis lancent «TheFacebook», soit un trombinoscope modernisé destiné au microcosme étudiant. Ce site, qui sert alors à connecter les élèves de Harvard, ne met que quelques mois avant de s’étendre aux autres universités, puis au monde entier. Quelque vingt ans plus tard, Facebook voit passer plus de deux milliards d’utilisateurs par jour. En France, trente-cinq millions sont actifs chaque mois, avec un temps moyen de connexion supérieur à treize heures. Ce succès fulgurant s’accompagne pourtant de polémiques. Au fil des années, plusieurs scandales éclatent autour de la gestion des informations personnelles, dont le retentissant «Cambridge Analytica», qui met à jour les dérives d’un tel modèle avec la récupération et l’exploitation de données à des fins politiques. Mark Zuckerberg doit s’expliquer devant le Congrès américain avant de payer une amende colossale. D’autres épisodes, comme l’accès aux comptes par des fabricants chinois ou des failles de sécurité touchant des dizaines de millions de profils, contribuent à ternir l’image du fondateur et du réseau. Tout ceci n’empêche pas Facebook d’avoir profondément modifié nos habitudes sociales. Le réseau transforme autant les liens privés que la sphère publique et rend la frontière entre vie réelle et vie numérique plus floue que jamais. Mark Zuckerberg compte continuer à développer son réseau, comme il a pu l’affirmer encore récemment: «Facebook est utilisé par plus de trois milliards d’internautes chaque mois et nous voulons accroître son influence culturelle.» Anne LENOIR En lançant son trombinoscope voilà vingt-deux ans, Mark Zuckerberg n’imaginait sans doute pas faire fortune. Et encore moins révolutionner les relations humaines avec son réseau social adopté par trois milliards d’utilisateurs. BRIDGEMAN IMAGES 6 Exposition A près l’exposition consacrée aux paquebots transatlantiques, le musée d’Art moderne André-Malraux (MuMa) du Havre propose une relecture des collections à travers le thème du port. Ancré face à la mer, l’établissement, premier musée reconstruit après la guerre, s’impose comme un lieu de contemplation du paysage portuaire grâce à ses grandes baies vitrées. Les premières salles montrent comment le port s’est adapté aux besoins du transport maritime. Dès la fin du XIXe siècle, les artistes pressentent ses métamorphoses imminentes. Raoul Dufy en fait un sujet d’étude privilégié, multipliant les pochades pour fixer un paysage pittoresque voué à disparaître. Dans Le Port du Havre (1902), œuvre de jeunesse récemment acquise, Dufy a abandonné le naturalisme sombre de ses débuts pour des touches légères, tout en introduisant des couleurs vives qui annoncent le fauvisme. Gaston Prunier, lui, ancre son regard dans la réalité ouvrière, fasciné par les charbonniers qui déchargent, la poussière noire du charbon et les docks au coton. Avec l’industrialisation, le port se dote de constructions colossales: digues, grues, conteneurs, entrepôts… Le mur anti-tempête érigé après le naufrage du paquebot Liberté, en 1946, est devenu un repère visuel autant qu’un sujet artistique. Jacqueline Salmon en réinterprète les courbes à l’encre de Chine. Les gigantesques silos de béton captivent les photographes. La centrale électrique EDF en béton armé et ses cheminées s’élèvent à 241 m. Alain Ceccaroli arpente le territoire portuaire de nuit pour une série qu’il intitule Les Formes de l’ordinaire. Chez Sylvestre Meinzer, les cheminées mises en lumière pour les cinq cents ans de la ville se reflètent dans les eaux du bassin Vétillart. L’invention du conteneur révolutionnera le Le port du Havre Cent ans de mutations artistiques René-Jacques, Rouen s.t. [Vue du port], (vers 1950). Photographie (tirage original aux sels d’argent). MUMA LE HAVRE / RENÉ-JACQUES Le deuxième port de France continue d’inspirer les artistes depuis plus d’un siècle. À travers ses collections, le musée d’Art moderne André-Malraux révèle ces paysages mouvants et fascinants, entre navires et grues géantes. 7 transport maritime mondial. Dans les années 1960, ces caissons standardisés pouvant passer du camion au navire sans rupture de charge sont manutentionnés sur le quai de Floride. Depuis, les armateurs mettent en chantier des porte-conteneurs toujours plus impressionnants, comme le montre une photographie de Jacqueline Salmon. Plus loin, l’artiste JR fait poser une ballerine dans un conteneur recouvert d’une main immense, se jouant de l’écart d’échelle. Monstres de métal Les grues sont peut-être les véritables totems du Havre. Les premières datent de 1897; on les retrouve dans la toile Fin de journée au Havre, de Dufy. À partir de la Première Guerre mondiale, ces engins de levage se multiplient, dessinant un entrelacs de lignes verticales et horizontales dans le ciel portuaire. RenéJacques, Lucien Hervé, Noémi Pujol, Bernard Plossu en captent la monumentalité, quand Sylvestre Meinzer leur donne une allure Claude Le Meilleur, Le Voyageur immobile, (sans date). Gravure. Raoul Dufy, Le Port du Havre (1902). Huile sur toile. PHOTOS MUMA LE HAVRE / FRANÇOIS DUGUÉ (X 2) 8 Exposition fantomatique. Ces monstres photographiés de nuit semblent surgir tout droit d’un film policier, chez Jean-Christophe Fleury. Port en couleurs Hassan Massoudy fait ses premiers pas d’artiste dans cet environnement. Arrivé d’Irak pour intégrer l’École des beaux-arts de Paris, il découvre Le Havre en 1971 à l’occasion d’un projet mené avec son professeur Pierre Matthey. Le peintre arpente alors les quais, fasciné par la monumentalité de ces installations portuaires. Croquant sur le vif ces dockers accrochés à leur grue ou actionnant ces masses de ferraille qui semblent prendre vie. «Les grues deviennent girafes, les véhicules de manutention deviennent crabes aux larges pinces, les vannes acquièrent des yeux et parfois un sourire», écrit-il. Il colore ensuite ces motifs dans des aplats de couleurs inspirés de Fernand Léger. Ces deux dernières années, il a fait don au MuMa de près de trois cents œuvres issues de cette période. L’exposition met également en lumière le travail de Claude Le Meilleur, dit Clem. Natif du Havre, le graveur-architecte multiplie les motifs maritimes dans des estampes aux titres poétiques: Force sept, Trois Fois rien, Le Voyageur immobile… Le parcours se clôt sur ces zones industrielles portuaires aménagées à Dunkerque, Fos-sur-Mer, Saint-Nazaire et Le Havre. Ces espaces logistiques s’implantent sur les dernières friches en marge des ports et continuent de nourrir l’imaginaire des artistes. Les Petrol-Nymphéas de Jürg Kreienbühl se révèlent être des plaques de mazout dérivant sur l’estuaire, bien loin du bassin aux nénuphars de Monet à Giverny. Dans une œuvre de Pierre et Gilles, un marin éphèbe et mélancolique nage dans un port jonché de détritus. En sortant de l’exposition, le visiteur retrouve les collections permanentes. Les toiles de Monet, Boudin, Friesz, Marchat, Marquet rappellent ce que fut Le Havre au début du XXe siècle. Un port animé par les fêtes maritimes et l’arrivée des transatlantiques… Sandrine TOURNIGAND Gaston Prunier Les Docks au coton - Le Havre (1899). Encre, crayon et aquarelle sur papier. JR, Ballerina in Containers, on the Verge, Le Havre (2021). Tirage photographique couleur. MUMA LE HAVRE / CHARLES MASLARD JR. COURTESY PERROTIN Exposition Ports en vues, au musée d’Art moderne André-Malraux, Le Havre (76600). Jusqu’au 5 avril. Renseignements: muma-lehavre.fr 9 Hassan Massoudy, Grues (vers 1973-1974). Gouache sur papier. Henry-Armand Burel, Le Bassin de Fécamp (1933). Huile sur toile. MUMA LE HAVRE / FRANÇOIS DUGUÉ MUMA LE HAVRE / FLORIAN KLEINEFENN 10 L’almanach de février par Sabine Hébert C’est au designer Gerald Holtom que l’on doit le logo «Peace and Love». CKEYSTONE USA COLLECTION / BESTIMAGE CREDIT Tout un symbole Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la course à l’armement nucléaire s’intensifie lorsque l’Union soviétique, le Royaume-Uni et la France se dotent également de la bombe atomique. Les scientifiques, dont certains ont participé à la mise au point de l’arme, sont les premiers à craindre son potentiel. Au Royaume-Uni, l’organisation Campaign for Nuclear Disarmament organise, le 4 avril 1958, une manifestation publique majeure: une marche de quatre jours, partant de Londres en direction du centre de recherche atomique situé dans le Berkshire. À cette occasion, Gerald Holtom, militant pacifiste, conçoit un symbole destiné à exprimer son opposition à l’arme nucléaire, qui deviendra rapidement universellement reconnu. Le 21 février 1958, il représente l’expression «désarmement nucléaire» à l’aide du code sémaphorique utilisé principalement dans le domaine militaire, en combinant les lettres «D» (une main levée et une main abaissée) et «N» (deux bras dirigés vers le bas à 45 degrés). Le cercle entourant ces lettres symbolise la vie et l’unité, agissant comme une barrière contre la menace nucléaire. Le mot de la rédac’ P our certains, février est le mois le plus morose de l’année en raison du froid persistant, du manque de lumière et… du stress financier parfois provoqué par les fêtes. Pourtant, ce mois offre aussi des occasions joyeuses comme la Chandeleur ainsi que la Saint-Valentin. Profitons-en pour nous régaler et célébrer toutes les formes d’amour! Les jolis mots de Gréco Je suis comme je suis, je suis faite comme ça», chanta-t-elle. Juliette Gréco est née le 7 février 1927 d’un père corse, absent, et d’une mère bordelaise, indifférente («toute mon enfance, j’ai cherché son attention, elle ne m’a jamais vue»). Enfant solitaire, elle trouve sa voie dans l’immédiat après-guerre en croisant le musicien Joseph Kosma. Elle s’empare des poèmes de Prévert, Raymond Queneau ou Desnos qu’elle interprète. Sa voix chaude, sa présence, l’émotion qu’elle dégage lui valent le succès. Elle devient «la muse de Saint-Germain-des-Prés» et enchaîne les tubes: La Javanaise, Jolie Môme, Si tu t’imagines, Déshabillez-moi… Pendant près de soixante-dix ans, elle a chanté les textes d’Aznavour, Béart, Brassens, Brel, Ferré, Gainsbourg, Vian et bien d’autres. Elle s’est éteinte en 2020, à 93 ans. SHUTTERSTOCK – CAPTURE D’ÉCRAN - CREAMOFCARDSTV - YOUTUBE 11 Isidore Pils, Rouget de l’Isle chantant la Marseillaise chez Dietrich, maire de Strasbourg (1849). Huile sur toile. SHUTTERSTOCK CC - ISIDORE PILS - WIKIMEDIA COMMONS Le 14 février 1879, sous la IIIe République, quand La Marseillaise devient officiellement l’hymne national français lors d’une séance de la Chambre des députés présidée par Gambetta, elle a déjà 87 ans. Née alsacienne en 1792, sous la plume de Rouget de Lisle, elle fut d’abord un chant de guerre pour l’armée du Rhin composé à l’attention des troupes qui se battaient contre l’Autriche, avant que son rythme entraînant la popularise et la répande dans tous les régiments du nord au sud de l’Hexagone. Au mois de juillet, un bataillon de 517 Marseillais l’avait entonnée tout le long de sa montée vers Paris et jusqu’à l’arrivée aux Tuileries. C’est ainsi que le Chant de guerre pour l’armée du Rhin devint La Marche des Marseillais, puis tout simplement La Marseillaise. Allons enfants… E n 1524, alors qu’il explore au nom de la France la côte atlantique de l’Amérique du Nord en quête d’une route vers l’Asie, l’explorateur italien Giovanni Verrazzano découvre la baie d’Hudson. Il la baptise NouvelleAngoulême en hommage à François Ier. Cent ans plus tard, le 2 février 1625, les Hollandais y établissent un fortin et trente familles de protestants qui fuient les persécutions religieuses qui règnent aux Pays-Bas s’y installent. La petite colonie prend le nom de Nouvelle-Amsterdam et en 1626, le gouverneur Peter Minuit en légalise l’occupation contre quelques perles de pacotille. Quarante ans plus tard, lorsque quatre navires anglais bloquent le port, le gouverneur Peter Stuyvesant doit se résoudre à céder la colonie à la Marine anglaise. La Nouvelle-Amsterdam est rebaptisée New York, en hommage au duc d'York, futur roi d’Angleterre. Surnommée «la Grosse Pomme», la mégapole abrite aujourd’hui 8,5 millions d’individus. Noms d’une pomme
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